Les écoles Espérance banlieues au cœur des quartiers

L’école doit être repensée au cœur de la politique de la ville ; particulièrement l’école primaire et le collège. L’école, véritable creuset du développement des quartiers, est capable de mobiliser toutes les parties prenantes autour des enfants. Elle assure ainsi leur éducation et favorise leur accès à l’emploi. Les politiques publiques mises en place depuis des décennies ont souvent tenté de promouvoir l’école. Cependant, jamais elles ne sont allées au bout de la logique : mettre l’école au centre du dispositif. Espérance banlieues apporte, par ses écoles innovantes, une contribution majeure au développement des quartiers. Elle donne toutes les chances à leurs enfants d’intégrer la communauté nationale par leur réussite éducative.

Espérance banlieues, un acteur de l’éducation innovant au profit des quartiers

Photo des élèves d'une école Espérance banlieuesLes racines du décrochage scolaire sont si profondes, que les méthodes appliquées à tous de manière identique, ne suffisent pas et sont inefficaces. Espérance banlieues réduit les inégalités en innovant dans le domaine de l’éducation et en prévenant le décrochage scolaire.

Espérance banlieues crée des écoles aconfessionnelles (du CP à la 3ème) sur un modèle particulièrement adapté aux élèves des Zones d’Éducation Prioritaire. Ce modèle repose sur trois axes :

  • académique : focalisation sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, histoire et géographie) dans un climat de confiance favorisé par des effectifs réduits à 15 élèves par classe ;
  • éducatif : en coopération avec les parents, accompagnement de la croissance de l’enfant dans toutes ses dimensions, en lui enseignant les règles de vie en société et valeur du travail ;
  • intégratif : formation de citoyens épanouis et aimant leur pays (sentiment d’appartenance).

Les résultats des 11 premières écoles sont d’ores et déjà probants. À titre d’exemple, ceux-ci sont : réduction de l’absentéisme, progression nette en lecture et écriture, 100% de réussite à l’examen d’entrée en 6ème pour les CM2 d’Asnières, résultats au-dessus de la moyenne nationale pour les élèves de Marseille au concours national Kangourou… Les témoignages des parents, recueillis dans les enquêtes-qualité, sont enthousiasmants.

Espérance banlieues, un rôle dans la politique de la ville

Espérance banlieues mobilise tous les acteurs du territoire autour de l’école. Un tel projet favorise la cohésion et casse l’enfermement du quartier. Les acteurs concernés sont les suivants :

  • les parents et les familles, acteurs engagés dans l’école ;
  • les entreprises locales et leurs salariés, préparant l’insertion professionnelle des élèves tout en acculturant les familles à la valeur « travail » ;
  • les institutions et les associations ;
  • les professeurs-éducateurs volontaires, des jeunes en service civique, des bénévoles de toutes origines qui favorisent richesse et diversité sociale.

On estime de 1000 à 2000 le nombre de personnes du quartier irriguées par le fonctionnement d’une école Espérance banlieues parvenue à sa taille optimale.

Les 11 écoles Espérance banlieues existantes sont situées au cœur des quartiers : Argenteuil, Mantes la Jolie, Roubaix, Pierre Bénite à Lyon, Marseille… Les cinq écoles qui ouvriront à la rentrée 2018 les rejoindront dans les 60 quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Afin de mesurer l’impact de son action (réussite scolaire et impact éducatif), Espérance banlieues initie une démarche d’évaluation scientifique.

Un modèle économique performant 

Le coût d’un élève au sein de l’Education nationale est de 6190 € pour le primaire. Pour le collège, ce montant atteint plus de plus de 8000 € pour le collège. Ces chiffres ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de l’éducation prioritaire (source ministère).

Pour Espérance banlieues, le besoin de financement d’une école de 140 élèves (effectifs cible maximum) est approximativement de 600 000 € à 650 000 € par an, en frais de fonctionnement. Si les parents prennent à leur compte 10 à 15 % de ce coût, manifestant par là l’investissement qu’ils veulent faire pour leurs enfants, Espérance banlieues trouve le reste des financements.

Aujourd’hui la générosité publique ainsi que les entreprises accompagnent le développement au titre de l’incubation d’un modèle prometteur. Demain, peut être que les pouvoirs publics souhaiteront contribuer à un développement généralisé qui réenchantera notre pays. Et ils auraient tout intérêt à soutenir cette initiative. En effet le ministère de l’Éducation Nationale évalue le coût d’un décrocheur pour la collectivité à 230.000€. Autant d’argent sera alors économisé, si le jeune en difficulté peut suivre un parcours adapté.

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