Des élèves heureux à l'école qui aiment le jeu

Aider les enfants à s’enraciner dans une école pour leur bien-être

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris nous dit le poète. Sitôt qu’il entre à l’école, l’enfant quitte ce cercle et il prend sa place dans une petite société. Cette dernière forme le premier corps social élémentaire supra-familial que l’être-humain a à embrasser.

C’est une étape fondatrice de sa vie en société. Quelle aventure ! Cette appartenance à ce premier corps social doit être un lieu d’apprentissage dans la confiance, dans la joie. Quelle belle responsabilité confiée à l’école !

L’enracinement dans une école, la clé du bien-être de l’enfant

Nul ne pourra s’attacher à son pays, à l’Europe, à l’humanité s’il ne s’est d’abord enraciné dans une famille, dans une école, une ville qui furent le terreau des premiers émerveillements de l’enfance. La vitalité de ce corps social est le résultat d’une alchimie dont chaque directeur est le garant. Les rites, les rythmes et les symboles y jouent un rôle essentiel.

Pa exemple, lorsqu’un enfant revêt l’uniforme de son école, se rassemble auprès du mat des couleurs, chante avec les autres l’hymne national, rend des services à la communauté de l’école, joue selon les règles, s’engage à se montrer exemplaire auprès des plus jeunes… Il scelle en son cœur les pierres angulaires de sa citoyenneté.

De justes exigences au service de l’enfant et de la vitalité du corps social de l’école

La joie de grandir naît de cette générosité de l’enfance que l’école éveille, entretient et encourage au gré des exigences justes dont elle balise la vie quotidienne des élèves : L'ensemble des élèves et des professeurs rassemblés dans la cours

  • balayer sa classe, participer à la vaisselle ;
  • vider les poubelles ;
  • faire silence ;
  • former un rang ;
  • finir son assiette.

Tout acte où l’on donne le meilleur de soi, au service du bien commun, est un facteur de croissance. Il fait de l’école un lieu de vie auquel l’enfant s’attache.

Les enfants ne refusent pas les justes exigences, bien au contraire, ils les recherchent !  Mais ils veulent connaître le prix que les adultes y attachent. Alors, ils bravent les règles qui fixent les rites et les rythmes au sein de l’école. Si les adultes font preuve de complaisance, de désinvolture, ils montrent à l’enfant que leur attachement à ces règles est faible. La vitalité du corps social de l’école en souffre. Les enfants perdent alors les repères dont ils ont tant besoin pour grandir.

C’est pourquoi la vie quotidienne des écoles du réseau Espérance banlieues est si riche de rites, de rythmes, de symboles qui lient adultes et enfants au bien de leur école, dans une quête d’excellence selon les talents de chacun. C’est un enjeu essentiel qui ne porte du fruit qu’à la mesure de l’engagement généreux de tous ceux qui rejoignent Espérance banlieues.

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