La méthode syllabique, un apprentissage efficace et complet

Méthode syllabique, méthode globale, vous êtes perdu ? Pas de panique, petit guide pratique pour s’y retrouver dans tout ce désordre.

L’apprentissage de la lecture est un enjeu fondamental ! Il n’y a même pas besoin de passer par un paquet de copies griffonnées pour le démontrer. Entre édification du futur citoyen et plongeon frissonnant dans l’imaginaire des auteurs, la maîtrise de la langue française enrichit la réflexion. C’est bien par les mots que peut naître notre pensée. Il y a un débat historique entre deux approches pédagogiques : la méthode syllabique et la méthode globale. Finalement, quelle méthode est performante et adaptée aux enfants de CP ?

La guerre des méthodes de lecture, un pseudo débat ?

Les principes de départ de ces deux approches pédagogiques sont opposés. Commençons par la méthode la plus ancienne, la méthode syllabique – aussi appelée méthode b.a-ba. Les élèves commencent par apprendre l’alphabet. Ils associent ensuite les lettres entre elles afin de former des syllabes pour finalement pouvoir former des mots.

La méthode globale part de la visualisation de mots familiers pour remonter jusqu’aux lettres. Le processus intellectuel est inversé. Cette méthode repose sur l’idée selon laquelle l’enfant perçoit avant tout ce qui a un sens pour lui.

Et la méthode semi-globale ? Il s’agit simplement d’une méthode hybride qui va combiner les deux approches. L’apprentissage se fonde sur les syllabes, toutefois les élèves apprennent aussi un corpus de mots importants.

Avons-nous affaire à un pseudo débat ? Les études scientifiques ont prouvé les défaillances de l’utilisation pure de la méthode globale. En confiant à l’aire visuelle ce qui relève de l’aire du langage, la méthode globale contrarie le fonctionnement normal du cerveau. Le manque de rigueur de la méthode globale ne permet pas aux élèves d’acquérir un socle solide de connaissances. De plus, les résultats les plus récents issus des enquêtes statistiques justifient un retour à la méthode syllabique. Il faudrait dès le départ se consacrer à l’étude des correspondances de la plus petite entité du système d’écriture.

Le débat reste malheureusement embourbé dans des enjeux idéologiques. Quand on met l’accent sur l’approche syllabique, nécessairement répétitive, et qu’on insiste sur l’acquisition de réflexes, on peut rapidement être qualifié de vieux jeu ne prenant pas en compte le rythme des élèves. Critique bien trop facile !

Choix des méthodes qui marchent dans les écoles Espérance Banlieues

un professeur montrant un cahier d'exercice à son élève en classePour analyser les choix des méthodes éducatives, il faut distinguer le primaire du collège, deux périodes de vie bien distinctes pour un élève.

  • Au primaire, les élèves apprennent le socle. Il faut enseigner les bases et permettre l’apprentissage des fondamentaux.
  • Arrivés au collège, les élèves doivent s’appuyer sur ce socle pour construire leur pensée.

Pour permettre l’apprentissage des fondamentaux de la langue française, les écoles Espérance Banlieues ont fait le choix de la méthode syllabique.

Une recette à l’ancienne pour apprendre à lire ? On pourrait dire l’appropriation des méthodes à l’ancienne. Les écoles se placent entre efficacité, pragmatisme et épanouissement de l’élève. Les classes à effectif réduit permettent un accompagnement personnalisé. Il y a une réelle prise en compte du rythme de l’enfant.

C’est bien dans la reprise des méthodes qui ont fait leurs preuves que réside l’innovation pédagogique. Pour Eric Mestrallet, président fondateur d’Espérance Banlieues, « Méthodes classiques ne veut pas dire identiques à celles utilisées pour enseigner nos grands-parents. Les principes sont classiques mais les modalités et supports sont modernisés ». Les méthodes gestuelles et phoniques enrichissent la méthode syllabique pour faciliter l’apprentissage par toutes les capacités de l’enfant. Chaque élève combinant ainsi différemment ces méthodes selon sa nature.

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