Le jeu - que d’éclats de rire et de joie partagée

Le jeu à l’école

Le jeu, un chemin pour appréhender le monde

Lors d’un entretien de recrutement d’une famille de quatre garçons, trois d’entre eux confessent au directeur ne pas aimer l’école. Le cadet contredit ses frères et affirme sans détour : « Ce que j’aime à l’école, c’est la récré ! ».  Parole d’un jeune cancre ou cri du cœur d’un enfant ? Les parents doivent-ils être consternés par cet enthousiasme pour la récréation et le jeu ? Pas de panique, chers parents, tout va bien !

Le jeu est naturel chez l’enfant et, quand il va mal, il ne joue plus. Observez un enfant : il court, saute, danse plus qu’il ne marche. Tout est matière à jouer, seul, avec ou contre les autres. Car le jeu est un chemin de l’enfant pour appréhender le monde, se connaître et connaître les autres. En fait, le jeu est une manière de vivre des situations inédites, de s’éprouver dans des risques encadrés par des règles et des conventions. Il prend l’enfant dans toutes les dimensions de son être. Il mobilise toutes ses facultés et peut ne pas être seulement une distraction.

La pédagogie du jeu dans les écoles

Les élèves du Cours Charles Péguy mettent en scène le tableau de Jacques-Louis David, « Le Sermont des Horaces »Une école doit respecter cet appétit de l’enfant pour le jeu. Elle doit surtout rejoindre l’enfant pour l’éduquer et aussi l’enseigner par le jeu. Les écoles Espérance Banlieues s’inscrivent dans la grande tradition salésienne de cette pédagogie du jeu : le rêve, le rôle et la règle, sont les ingrédients clés du jeu.

La récréation est bien sûr l’univers privilégié au quotidien du jeu.  Dans les écoles Espérance Banlieues, adultes et enfants jouent ensemble. Au cœur du jeu collectif se noue l’alliance indispensable à l’établissement d’une relation de confiance. Que d’éclats de rire, de joie partagée quand le maître, la maîtresse, les professeurs participent à une partie de béret, d’épervier, un match de foot ou de hoquet. Le jeu collectif appelle chacun à exprimer le meilleur de soi, à exprimer la générosité du don de soi pour faire gagner son équipe, « sauver » un équipier, ne pas renoncer à un effort pour triompher de l’adversité.

La place du jeu de société

Mais ne limitons pas cette pédagogie du jeu aux moments de détente. Laissons souffler le vent de l’innovation et de l’expérimentation pédagogique : le jeu de société a sa place dans les salles de classe. Il permet aussi de travailler les gestes mentaux de l’attention, de la réflexion et de la mémorisation selon les talents de chaque enfant.

Derrière le mot « jeu de société » se dissimule une réalité très diverse et pas du tout poussiéreuse. Des initiatives autour de l’apprentissage de la culture ont occupé cette année les élèves du Cours Charles Péguy et les sixièmes du Collège Ozanam. Grâce au soutien de la société Amiral Gestion, les enfants ont participé à un concours. C’est avec fierté qu’ils ont présenté leur mise en scène du tableau de Jacques-Louis David, « Le Sermont des Horaces », ainsi que celle du célèbre tableau de Georges de La Tour, « Le Tricheur à l’as de carreau ».

Et si les enfants, au retour de l’école, réintroduisaient en famille la pratique des jeux de société ? Abandonnant pour un temps les écrans et les consoles.
Retrouvez tous nos conseils et des témoignages : dans cette rubrique.

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