Les débuts d’une école Espérance banlieues

Plaisir caché : l’ouverture d’une école nécessite d’abord le lancement d’une association. Pas de panique, tout comme une boîte de chocolats à double fond, c’est une belle surprise à découvrir. Petits récits rémois…

L’entourage comme premiers pâturages

Il va s’en dire que les premiers à être au courant sont les plus proches, donc les plus sensibles et les plus perméables à notre discours. C’est un thermomètre facile d’accès qui permet de sentir si les volontaires s’agrègent facilement.

Anecdotes à la gym

  • La gym quel vecteur ! Alors que je levais inlassablement la patte, Florence me pose des questions sur ce nouveau projet. Pourquoi fait-on ça ? Dans quel but ? Comment ça fonctionne ? « Ciiiiiinquannte. On change d’exerciiiice » criaille soudainement notre entraîneur sans que j’eus remarqué l’extrême fatigue de mes muscles. Comme quoi, il est plus facile de raffermir le fessier en parlant de projets humains.

Quelques jours plus tard, son mari nous informe qu’il veut s’investir avec nous. C’est un jackpot total : Florence par sa communication, Ludovic par son engagement et le fessier par ses courbatures.

  • C’est aussi notre fundraiser, Francesco, qui fait part de son nouveau projet à un camarade sportif dans une salle de gym. (une autre salle bien sûr…) A la fin de l’exercice, un inconnu s’adresse à eux. Son oreille curieuse l’a entraîné dans leurs discussions. Acquis à la cause, il aimerait lui aussi s’engager !

De manière plus quotidienne

Pour avoir monté, ou voulu monter des projets, il est facile de voir à quel point les gens s’y intéressent ou pas. Lorsque chaque conversation se prolonge de questions sur l’école ; que vous restez plus longtemps devant la porte de votre maison parce que votre voisine veut aussi savoir ; que vous entendez des amis dans leur voiture crier en passant « bravo pour votre projet, faut que tu nous racooooontes »; ou encore : « on aimerait dîner avec vous pour que vous nous racontiez mieux »… alors on est peut-être sur le bon chemin. Un sentier, certes, puisque c’est le début et qu’il faudra désherber. Mais un sentier prometteur avec des fleurs.

Quand soudain des bénévoles se prennent de passion pour une école…

photo de l'intérieur d'une classe d'écoleQuand soudain… on passe le stade de la curiosité et ce sont des bénévoles qui toquent à la porte : je suis là, je viens, je peux faire ça.

Qui vient ?

Là aussi, la construction d’une association ressemble plus à la boîte de chocolats pleine de surprises qu’au plan de recrutement rationnel et organisé d’une entreprise. Si on peut difficilement choisir, on peut beaucoup se réjouir de ceux qui se trouvent déjà dans la boîte.

Évidemment il y aura des besoins :

  • D’organisation et donc de gestion ;
  • De clarté et donc de communication ;
  • D’un je-ne-sais-quoi-magique, surement complice de la coopération et de la bienveillance.

Comment organiser ?

  • Espérance banlieues possède beaucoup de guides et de modus operandi. A déguster à volonté.
  • La loi est aussi un bon remède puisqu’elle exige un président, un trésorier et un secrétaire, des assemblées générales, avec même des votes, des statuts, des gens qui signent… Pour les plus gourmands assidus à nos chocolats, c’est un peu se soustraire aux limites de l’estomac.
  • Bien entendu le volontariat de chacun. A ce sujet, Marie nous a fait découvrir une belle pépite : personne engagée mais ne trouvant sa place ni dans la gestion, ou le recrutement, ou la levée de fond… Marie nous a permis de découvrir que le terrain était une action à développer très précocement. Ancienne puéricultrice, rompue aux discussions avec les familles qu’elles rencontraient pendant sa pratique professionnelle, Marie est devenue notre relais dans les quartiers et a pu présenter le  projet dès le départ aux associations locales. C’est notre spécialiste du terrain ! Elle nous a même rappelé qu’une association c’est surtout des bénévoles de terrain aidés par un bureau d’organisateurs. Que ces bénévoles, en contact avec la réalité, constituent l’association.

La santé de l’association impacte nécessairement la santé de l’école. Donc bien saupoudrer de vie et de gaieté pour que l’instruction puisse se déployer. De la part d’une présidente qui aime bien le chocolat, le double fond de la boite n’est jamais suffisamment profond : un vrai régal à partager.

=> Découvrir l’étape de l’inauguration d’une école à Reims.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *