Le plan Borloo, une Espérance pour les banlieues françaises

“Vivre ensemble, vivre en grand la République”, tel est l’objectif de ce plan ambitieux.

Rénovation urbaine, équipements sportifs, sécurité, formation, accès à l’emploi, ainsi que l’éducation sont les principaux chapitres de ce plan. Mais avant tout, il s’agit de mettre en réseau tous les acteurs de l’éducation autour du concept de la cité éducative.

Le concept de la cité éducative

élève levant le doigt en classe« C’est le regroupement, à partir du collège et des écoles, de tous les lieux et de tous les acteurs prêts à soutenir, ensemble, l’éducation des enfants[…]. Tout établissement scolaire se verra adjoindre un dirigeant en charge de la cité éducative. » La fonction de cette dernière serait de développer les partenariats entre l’école et les collèges. Ce dispositif devrait incorporer les écoles Espérance banlieues. Cela permettrait de développer des synergies nouvelles avec l’ensemble des acteurs. C’est le point le plus important du plan. En faire partie est fondamental. Cette participation autoriserait le financement d’un fort développement des écoles Espérance banlieues. À plus forte raison, même, puisque Espérance banlieues est déjà un acteur de la Cité éducative.

En dehors des crèches et des classes maternelles, le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ est confirmé. Cela conforte l’approche d’Espérance banlieues et la rend éligible au dispositif. Le PRE – parcours de réussite éducative – sera renforcé et développé dans les collèges des quartiers. Le coût par élève est de 3.000€. Les élèves dits fragiles (les décrocheurs) en profiteront, et le parcours intégrera le travail des associations. Espérance banlieues, dans son modèle pédagogique, revendique cette approche pour ses élèves depuis l’origine. Enfin, le plan comporte la construction ou la rénovation de 300 écoles et de 50 collèges innovants de petite taille – maximum 400 élèves. C’est également un principe fondamental des écoles Espérance banlieues, qui ne dépassent pas 150 élèves.

La cité éducative est un concept très intéressant, car il fédère et met en réseau les acteurs de la réussite de l’élève. Y intégrer les écoles Espérance banlieues, parfaitement compatible, serait une continuité logique. Cela représente le moyen de garantir tant leur pérennité que leur reconnaissance. L’objectif serait de développer une école Espérance banlieues dans les principaux QPV – Quartiers Prioritaires de la Ville.

Grandir par la culture et s’insérer par le sport

C’est un point qui conforte également le modèle Espérance banlieues. Le plan prévoit le jumelage obligatoire de « toutes les institutions culturelles nationales et régionales avec les 300 Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) ». Le projet DEMOS, déjà mis en place à Marseille au cours Ozanam d’Espérance banlieues est cité. Parmi les mentions figure également « un orchestre à l’école  » dans chaque QPV. À cela s’ajoute les rôles des bibliothèques et médiathèques. Celles-ci permettent de faire le lien avec les recommandations du Ministre concernant la lecture obligatoire de 15 livres annuels. La création d’un fond de soutien aux “projets artistiques et culturels dans les QPV” de 50 millions d’euros serait inestimable. Chaque école Espérance banlieues a un grand projet culturel annuel. Elles adhérent ainsi complètement au « grandir par la culture » du plan. Bien entendu, le chant et la pratique de la musique quotidienne font partie du modèle Espérance banlieues

Le plan Borloo prévoit également le recrutement de 5000 «coach d’insertion par le sport». Ces recrues pourraient accompagner 50 000 jeunes dans un parcours sportif. Chaque fédération serait mise à contribution avec l’obligation de recruter dans les QPV. C’est une très bonne idée, et Espérance banlieues peut facilement s’y intégrer, la pratique du sport y étant fondamentale. De plus, chaque semaine des sorties nature s’ajoutent. Un fort investissement en équipements est également indispensable. De fait, « les équipements des QPV sont 40% inférieurs à ceux de la moyenne des agglomérations ».

En fonction de ce qui sera retenu par le gouvernement, l’insertion d’Espérance banlieues dans la cité éducative serait idéale. Le contraire consisterait à exclure Espérance banlieues. Le modèle Espérance banlieues est parfaitement compatible, tant sur la pédagogie, remise en avant par le Ministre Jean-Michel Blanquer, que sur les points du rapport Borloo concernant la pédagogie, la culture et le sport.

Malheureusement le plan Borloo ne fait pas référence à Espérance Banlieues

Espérance banlieues n’est pas citée. En effet, Espérance banlieues n’est pas une association comme celles mentionnées dans le plan. Ces dernières sont complémentaires à l’Éducation nationale mais sans responsabilité académique. Espérance banlieues met en œuvre ses propres écoles comme Montessori ou d’autres écoles hors contrat, pour élargir l’offre scolaire dans ces QPV. Ne pas intégrer Espérance banlieues constituerait une forme de mépris pour les enfants et les parents qui ont fait le choix de ces écoles, presque une forme d’abandon. Par ailleurs, d’autres chapitres du plan de l’accès à l’emploi traitent de ce sujet. Espérance banlieues y contribue notamment par la présence bénévole de salariés d’entreprises, de service civiques et de bénévoles au sein de ses écoles. C’est aussi une ouverture qui participe au désenclavement des QPV.

Dans le Figaro du 27 Avril 2018 , Xavier Lemoine , maire de Montfermeil (Seine –Saint- Denis ) commente ce plan. “On a refusé de voir qu’il fallait restaurer l’autorité de l’état et la culture française” dit-il. Plus loin : « il faut faire connaître, respecter et aimer la culture française , qu’elle soit partagée par tous. Cela passe par l’école » avant de citer un exemple : «  À Montfermeil, nous insistons sur l’éducation à la citoyenneté et plutôt que de faire des sorties à Disneyland, nous emmenons nos jeunes visiter l’Assemblée nationale, les institutions européennes à Bruxelles ou nous les faisons participer aux commémorations du 11 novembre. »

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