Les élève jouent avec l'enseignant

Richesse ou pauvreté, force ou fragilité?

Accueillir la fragilité humaine

Chacun est naturellement prêt à l’accueil de personnes handicapées dans les écoles. Il est toutefois plus rare de mesurer combien la fragilité humaine est une source de croissance pour ceux qui font le choix de l’accueillir, d’ouvrir les portes de leur école, et surtout de leur cœur, à ceux que la vie n’a pas épargnés.

Le partage des bonnes pratiques est monnaie courante à notre époque où les moyens de communication facilitent les échanges. C’est ainsi que le ministère de l’Éducation nationale s’est intéressé au système éducatif italien. Système reconnu en qualité de pionnier pour son accueil des handicapés.

Chaque enfant confié à l’école est un trésor à découvrir

L’histoire nous avait tant ému lorsqu’elle fut mise à l’écran dans le film Intouchables. Et voici que Philippe Pozzo di Borgo nous dit combien de belles histoires s’écrivent ensemble quand un projet éducatif inscrit dans ses gênes l’accueil inconditionnel des enfants. Philippe Pozzo di Borgo nous transmet la conviction que chaque enfant confié à l’école est fort d’un trésor qu’il nous faut découvrir ensemble.

« Il y a une autre manière d’être à l’autre, sans s’imposer, ni rien vouloir prouver. Il faut se « désarmer », laisser tomber les armes de notre société de compétition, d’humiliation des plus faibles ».

Ceux qui ont accueilli des enfants handicapés à l’école ou dans un mouvement de jeunesse le savent bien. La force du faible vient au secours des faiblesses de ceux qui se croient forts.

Un regard d’espérance dans les quartiers

Deux enfants en train de se soutenir avec bienveillanceCombien de gens voient les cités, les quartiers difficiles d’abord comme un concentré de difficultés, un puits sans fond de problèmes. Une forme de handicap de notre société. Mais, à l’école du héros d’Intouchables, prenons le parti des plus vulnérables. Ils éduquent notre regard.

« Au-delà, il y a ce que j’appelle « l’aère », un mot qui n’existe pas mais qui dit bien la communauté : celle qui respire le même air, partage le même espace, la même tablée. On ne s’est pas choisi mais on fait des choses ensemble, pour les autres et pas contre eux : dans une association, par exemple la maison Simon de Cyrène. Il me semble que c’est l’échelle la plus pertinente, et la meilleure pédagogie possible, pour abaisser les peurs, faire naître la confiance malgré les différences ; les plus fragiles y ont leur place, et il y a du bonheur à vivre ensemble ».

C’est bien le pari audacieux d’Espérance banlieues, de tisser les liens par delà les différences et les apparences. De savoir que certaines richesses matérielles ne sont que les oripeaux de grandes misères alors que des pauvretés si apparentes cachent des trésors à découvrir. Regardons le monde avec les yeux de Philippe Pozzo di Borgo qui s’émerveille et nous partage les parfums d’une espérance.

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